Fr Camille co-fondateur de collège
L’appel de l’Afrique s’est fait entendre par la voie de l’Evêque de Gagnoa. En mission de prospection dans ce diocèse, le Frère Camille est invité à prolonger sa mission au coeur de la savane où se mourait une congrégation autochtone à Ouagadougou. C’était en février 1958. Des évêques comme Mgr Socquet et Mgr Bretault l’aide à faire le discernement nécessaire pour une implantation des Frère de la Sainte Famille en Afrique. « Entre les deux pays (RCI&RHV), dira-t-il, j’ai choisi le plus pauvre ». Dès le 3 octobre 1958, il envoie deux Frères, Frère Sylvestre, Italien et Frère Alphonse, espagnol en Haute-Volta. Lui-même les rejoindra un an plus tard. Il entame une restructuration et une organisation de la branche africaine de la congrégation des Frères. Le juvénat de Saaba est créé. Mais il n’a pas le temps d’assoir les bases de cet établissement que Mgr Bretault frappe à sa porte. Il a besoin de Frères pour ouvrir un collège à Koudougou.
Le projet enchante mais il arrivait trop tôt pour ces missionnaires qui ont à peine posé leur valise dans ce pays. Il fallait d’abord accorder la priorité au juvénat pour la formation intellectuelle des Frères, lesquels assureraient plus tard la charge du collège. L’évêque de Koudougou prie et supplie. Il multiplie les visites de courtoisie aux Frères dans leur maison à Saaba. Il n’hésite pas à taper aux portes de la maison généralice des Frères. Celle-ci n’y voit pas d’inconvénients mais c’est au Frère Camille qu’il appartenait d’apprécier et de donner suite au projet de l’évêque. Puisant incontestablement dans son histoire personnelle où l’exemple de la fructueuse cohabitation entre la maison Jeanne d’Arc
et le pensionnant Saint Louis de Dagneux permis la formation de nombreux aspirants, le Frère Camille accepta le projet de l’évêque sous réserve de modification. Celui-ci renonça à la création d’un collège agricole pour un collège d’enseignement général qui accueillera à la fois des élèves de la région de Koudougou ainsi que les juvénistes. Dès lors s’établit une saine complicité entre les deux Français, au bonheur de la jeunesse burkinabè.





